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Pourquoi la transition énergétique aux Antilles passe par le photovoltaïque en toiture ?

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Transition énergétique aux Antilles et photovoltaïque en toiture : le duo gagnant

Depuis 1850, les activités humaines ont eu un impact considérable sur le climat. Selon le dernier rapport du GIEC, les températures à la surface du globe ont augmenté d’environ 1,1°C entre l’ère préindustrielle et aujourd’hui. Un réchauffement climatique qui pourrait atteindre 2°C d’ici à 2030 dans la région caraïbe, selon Météo-France, si les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre restent insuffisants. Mais il pourrait toutefois être enrayé, notamment grâce à un développement ambitieux du recours aux énergies propres, entre autres le photovoltaïque. Explications.

Les enjeux de la transition énergétique aux Antilles

Actuellement, la Guadeloupe et la Martinique restent fortement dépendantes des énergies fossiles : ces dernières représentent un peu moins de 80% de leur mix énergétique.

Mix énergétique Martinique 2019

 

Un recours quasi systématique à des énergies polluantes qui pèse lourd sur la sécurité climatique de nos territoires : d’ores et déjà, on constate une hausse de l’intensité des ouragans (catégorie 4 et 5)​ et du nombre d’inondations, une augmentation des grandes vagues de chaleur, des épisodes de sécheresse… Des conséquences qui empireront si rien n’est fait pour juguler la hausse des températures : en persistant à émettre une quantité de gaz à effet de serre équivalente à celle d’aujourd’hui, nous nous dirigerons vers un réchauffement d’ici 2100 de 2,8°C à 4,6°C, contribuant à élever le niveau de la mer jusqu’à 1 m. Pire encore : sans action, une augmentation de 2°C peut être atteinte dès 2030 dans nos régions, entraînant la disparition de 70 à 90 % des barrières de corail*.

 

De plus, le coût de la reconstruction après chaque incident climatique représente un lourd fardeau financier. Les dommages causés par l’ouragan Irma en septembre 2017 sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy ont par exemple été estimés à 1,9 milliard d’euros. Rappelons que la catastrophe naturelle avait coûté la vie à une quinzaine de personnes, et avait endommagé 95% du bâti, à des degrés divers.

 

Aussi, il est primordial d’accélérer la transition énergétique aux Antilles, le plus rapidement et le plus efficacement possible, de manière à freiner la hausse des températures moyennes mondiales à 1,4°C d’ici 2080-2100*.

Pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C en 2100, les pays signataires des accords de Paris (COP 21) visent la neutralité carbone en 2050, c’est à dire que les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine doivent être compensée par un retrait au moins équivalent de CO2 (via l’investissement dans des projets de plantation d’arbres, de protection contre la déforestation ou d’énergies renouvelables).

Toutefois, certaines recommandations vont plus loin et incitent les gouvernements à se diriger vers le “Zéro émission nette” ou “net zéro”. Il s’agit d’agir en faveur de la réduction drastique des quantités de gaz à effet de serre émis par les activités humaines, notamment en utilisant des énergies propres pour couvrir les besoins énergétiques.

Quelles solutions pour répondre aux enjeux de la transition énergétique aux Antilles ?

Pour répondre aux enjeux climatiques, la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie) fixe des objectifs ambitieux pour les Antilles. Ainsi, selon cet outil de pilotage de la politique énergétique menée par le Ministère de la Transition Écologique, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique devront :

  • consommer une énergie produite à partir des EnR à 50% d’ici 2023 
  • atteindre le 100% autonomie en matière énergétique d’ici à 2030. 

 

Pour parvenir à ces niveaux de production d’énergie (électricité) verte, ces territoires doivent se doter très rapidement d’infrastructures. Comme partout, l’hydraulique, la biomasse, l’éolien, le solaire, la géothermie… sont des recours possibles pour parvenir à l’autonomie énergétique dans les Caraïbes. Mais toutes ne sont pas aussi adaptées les unes que les autres aux contraintes imposées par nos territoires. 

 

L’urgence de la situation, particulièrement dans nos territoires, implique que les moyens de production d’électricité verte soient rapidement opérationnels. Or, la mise en place de certaines infrastructures peut prendre du temps. Il faut par exemple savoir que l’installation d’un champ d’éoliennes prend en moyenne 7 ans. Les délais d’implantation pour un champ d’éoliennes off-shore sont encore plus importants.

 

Pour être utile à la planète, la production d’énergies renouvelables ne doit pas contribuer à détériorer l’environnement par ailleurs. Or, l’utilisation renforcée, dans nos territoires, de la biomasse conduirait par exemple à amplifier la déforestation et à importer des combustibles, donc à réduire les puits de carbone et à rejeter du CO2 durant le transport.

 

Enfin, la situation ne doit pas faire oublier les contraintes budgétaires auxquelles sont soumis nos territoires. A ce titre, la géothermie n’est peut-être pas la solution la plus adéquate. En effet, l’étude préliminaire des sols, nécessaire à la conduite de chaque projet géothermique, peut coûter entre 1 et 2 millions d’€. Sans compter que cette étude préliminaire peut conclure à la non faisabilité du projet.

Le photovoltaïque en toiture : plus simple, plus rapide, plus économique

En comparaison, le photovoltaïque en toiture, en plus d’être l’énergie la plus économique aux Antilles est plus simple et plus rapide que les autres pour atteindre l’autonomie énergétique d’ici 2030.

Il faut 6 à 14 mois en moyenne (étude préliminaire et installation) pour mettre en place une centrale photovoltaïque en toiture. 

De plus, la viabilité économique du solaire en toiture est reconnue pour les propriétaires. Rappelons qu’une centrale photovoltaïque est conçue pour rester en place au moins 25 ans. La revente à EDF de la production générée par la centrale permet en outre aux propriétaires de rénover à moindre frais leur toiture, en plus de les conformer aux normes sismiques ; une opération de valorisation de leur toiture non négligeable.   

Pour finir, le photovoltaïque en toiture a des avantages connexes qu’il est bon de connaître : une centrale photovoltaïque améliore la durabilité des toitures ; cette protection supplémentaire maintenant votre toit en bon état face aux éléments. Elle augmente parallèlement la résistance au vent des toitures, diminuant le risque d’arrachage en cas de vent fort. Troisièmement, la pose de la centrale à 10 cm du toit permet une isolation naturelle et ainsi diminue la température du bâtiment jusqu’à 2°C.

Voilà pourquoi, selon certaines projections, le photovoltaïque, en toiture notamment, pourrait représenter de 59% à 68% des EnR dans le mix énergétique des Antilles dès 2030. 

Mix énergétique Martinique 2030

En conclusion

Face au plus grand défi que l’humanité ait à relever, la prochaine décennie va être cruciale. Une nouvelle ère en matière de lutte contre le réchauffement climatique doit commencer. Pour réussir la transition énergétique à la Guadeloupe, en Guyane et à la Martinique, il faudra compter sur une solution particulièrement adaptée aux contraintes foncières, économiques et climatiques de nos territoires : le photovoltaïque en toiture. Mais pour que ces installations puissent voir le jour, la mise à disposition de vos toitures est déterminante. 

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